Congrès Miséricorde France

"La Miséricorde de Dieu est pour tous" - Pape François

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Premier Congrès apostolique mondial de la Miséricorde à Rome – 2 au 6 avril 2008

Ce premier Congrès mondial s’est tenu à Rome, du 2 au 6 avril 2008 sur le thème « La miséricorde dans le mystère et la mission de l’Eglise pour le monde actuel ».

Le Cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, Mgr Albert-Marie de Monléon, évêque de Meaux et Mgr Guy Bagnard, évêque de Belley-Ars, étaient délégués de la Conférence des évêques de France pour ce congrès, Mgr de Monléon étant le coordinateur national pour la France.
4 000 congressistes : cardinaux, évêques, prêtres, consacrés, laïcs, venant des cinq continents, de toutes conditions, cultures ont vécu quatre jours de réflexion, de prière, d'échanges, de mission dans les rues de Rome. Une centaine de français dont une trentaine de Lyonnais étaient à Rome ! Nous vous invitons à lire les Fioretti Lyonnais et le témoignage du cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon.
Fioretti lyonnais - Donatienne Del Cos et Jérôme Mulsant

Pourquoi êtes vous partis ?
Parce que le mot Miséricorde touche mes entrailles – Je sentais vraiment que ce serait une nouvelle aube dans ma vie – Je me suis retrouvée comme aimantée par la Miséricorde, jusqu'à Rome.

Qu'y avez-vous trouvé ?
Nous avons compris quels peuvent être les fruits pour ceux qui vivent de la Miséricorde – L'Eglise universelle rassemblée dans l'Amour de Dieu, des regards lumineux, joyeux, paisibles, brûlants. Une immense espérance – J'ai vu la beauté de l'Eglise universelle, je le savais avec mon cœur – La miséricorde c'est l'amour et la charité à l'infini ! C'est aussi un appel à prier pour les prêtres.

Que voulez-vous faire au retour ?
Annoncer la Miséricorde – Les plus grands saints aiment leur quotidien. Jésus m'attend avec impatience dans mon petit bureau. C'est une belle leçon ! Il faut une suite, sinon quel dommage – Une phrase me revient sans cesse à l'esprit : Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux.

Source : Eglise à Lyon n° 5 - mai 2008, p. 24
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L'AMOUR, TOUJOURS SERA VICTORIEUX – Cardinal Philippe Barbarin
A Rome, le mercredi 2 avril, commençait le premier Congrès mondial de Miséricorde sur la Place Saint-Pierre, avec la Messe du troisième anniversaire de la mort de Jean-Paul II
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Son successeur, le Pape Benoît XVI, lui a rendu, une nouvelle fois, un bel hommage : il nourrissait une foi extraordinaire en Jésus ressuscité, et il entretenait avec Lui une conversation profonde, singulière et ininterrompue (...). La miséricorde de Dieu, il le dit lui-même, est une clé de lecture privilégiée de son pontificat (…). C'est pourquoi, au cours de sa dernière visite en Pologne, il a dit : 'Il n'y a pas d'autre source d'espérance pour l'homme que la miséricorde de Dieu'.
Jusqu'au dimanche 6 avril, quatre mille personnes étaient réunies, venant de tous les continents, dans une atmosphère joyeuse, simple, tour à tour recueillie et festive. C'était impressionnant de voir que de nombreux Asiatiques avaient fait un si long voyage pour participer au congrès. Il y avait aussi beaucoup de représentants de l'Europe de l'Est, Lituaniens, Biélorusses, des chrétiens issus des Eglises sœurs, et des croyants d'autres religions.
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Les délégations ont pris le temps de se présenter, chacune selon son style. Cela ne manquait pas de joie, ni d'applaudissements. Tous les matins, nous nous rassemblions dans la basilique Saint -Jean de Latran, où le cardinal Ruini, vicaire du Pape pour la ville de Rome, nous a accueillis le premier jour, et a présidé la messe du jeudi.
La matinée était consacrée à une catéchèse fondamentale et à des témoignages, avant la Messe de midi. L'après-midi, dans différentes églises du centre historique de la ville, étaient organisés, après le 'chapelet de la Divine Miséricorde', prié ensemble à 15h, des moments de rencontre et d'ateliers par langues. Ils étaient suivis de temps offerts pour l'adoration eucharistique et les confessions. Les soirées étaient plus festives, avec de magnifiques spectacles présentés sur la place Navone, avant une prière de la nuit et la bénédiction de tous. La communauté du Cénacle, composée de jeunes qui ont réussi à se libérer de l'emprise de la drogue, a donné, le jeudi soir, une représentation extraordinaire de scènes évangéliques et de la Passion, intitulée 'N'ayez pas peur !'. Le lendemain, une autre communauté consacré son spectacle au 'Retour à la vie'. Et le samedi soir, nous avons vécu un grand festival missionnaire.
Quant aux catéchèses (1), après l'enseignement introductif du cardinal Schönborn, le mercredi soir, sur le mystère de Dieu miséricordieux et ses sources bibliques, chaque journée avait son thème essentiel : jeudi, la miséricorde, comme trésor de l'Eglise, vendredi, sa place dans les sacrements et pour la communion de l'Eglise, et samedi, la miséricorde pour la mission de l'Eglise. Les conférenciers venaient de Lituanie, du Nigéria et de l'Inde.


Ensuite, nous écoutions des témoignages ; j'ai été invité à donner le premier sur la place de la miséricorde dans le dialogue interreligieux (2), en particulier à partir du pèlerinage effectué par deux délégations musulmane et catholique de Lyon, à Tibhirine, en février 2007. Ceux qui nous ont le plus touchés furent celui de sœur Elvire, fondatrice de la Communauté du Cénacle, éblouissant d'espérance ! Et un autre, bouleversant, d'une Rwandaise, Immaculée Llibagiza (3), qui a raconté comment, durant le génocide de 1994, elle avait été cachée pendant quatre-vingt-onze jours, aves sept compagnes tutsies, dans une minuscule salle de bains, chez un pasteur protestant. Il avait pris le risque de les accueillir et de les nourrir chaque jour, sans que personne ne le sache. Malgré plusieurs fouilles de la maison, la Providence a fait qu'elles ont échappé à ceux qui les recherchaient pour les massacrer.

Entendre cette femme dire qu'elle pardonnait à ceux qui ont tué toute sa famille, la laisser nous expliquer ce que veut dire pour elle la miséricorde, alors qu'elle a été l'objet d'une telle violence, avait quelque chose de poignant. Son témoignage s'est prolongé au-delà du temps imparti, pour l'émerveillement de tous. Et le cardinal Dziwisz, ancien secrétaire de Jean-Paul II, aujourd'hui son successeur à Cracovie, était tout heureux d'abréger ensuite son propos, pour ne pas retarder le début de la messe.
Dans les ateliers de l'après-midi, des sujets très variés ont pu être abordés : les animateurs venaient du Brésil et du Mexique, d'Espagne et d'Italie, de Belgique et des pays de l'Est. Mgr Bagnard, évêque de Belley-Ars, a parlé de la miséricorde dans le ministère des prêtres, à partir de la vie du Curé d'Ars. Tugdual Derville, secrétaire de l'Alliance pour les Droits de la Vie, a montré la soif de miséricorde dans nos sociétés traversées par les atteintes à la vie. Il a souligné combien il faut savoir parler avec une infinie délicatesse à ces personnes qui portent en elles de profondes blessures, à cause du divorce, de l'avortement… Seul l'amour miséricordieux du Père, atteignant chacun de ses enfants, peut gagner et guérir. On a évoqué aussi le lien entre la justice et la miséricorde, la place de ce thème dans la vie politique et les conflits internationaux. Il peut être comme une 'prophétie' dans bien des aspects de la culture contemporaine.
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Au cours de la Messe finale, dans la basilique Saint-Pierre, le cardinal Schönborn a recueilli le fruit de ce Congrès. Derrière tout ce que nous avons vécu, la présence de Jean-Paul II était sensible, et aussi la figure spirituelle de sainte Faustine Kowalska, cette religieuse polonaise décédée à 33 ans, en 1938, qu'il a canonisée le 30 avril 2000, jour où il a annoncé que le dimanche qui suit Pâques s'appellerait désormais 'le dimanche de la Miséricorde'.

La Miséricorde, c'est le nom même de Dieu - Benoît XVI

Je me souvenais, durant ces journées romaines, de son homélie d'août 2002, à Cracovie, où j'avais été délégué par l'épiscopat français, pour l'inauguration du sanctuaire de la Miséricorde, à Lagiewniki. C'est ce jour-là que j'ai senti se réveiller en moi la richesse du mot miséricorde, auquel je n'avais guère prêté attention jusqu'alors. On constate qu'en France ce mot est encore mal compris et laissé de côté. Il doit revenir, avec toute sa richesse biblique, sur nos lèvres, dans notre catéchèse, dans notre vie familiale et communautaire.
La délégation lyonnaise, d'une trentaine de membres, était, je crois, bien préparée par les conférences de carême à Fourvière, et les différentes rencontres interreligieuses que nous avions eues depuis janvier.
Le deuxième Congrès mondial se tiendra à Cracovie en 2009. En attendant, une rencontre nationale aura lieu à Lyon, à Valpré, les 4 et 5 octobre prochain. Nous aurons la joie d'accueillir Mgr Aumônier, Mgr de Berranger, Mgr Legrez, Mgr de Monléon, l'organisateur de ce rassemblement… (4). Conférences, carrefours, témoignages nous aideront à découvrir, à approfondir la Miséricorde de Dieu, afin de devenir des 'missionnaires de l'amour de Dieu'.

----(1) Elles seront publiées ultérieurement à la Librairie Vaticane. Nous tiendrons informés nos lecteurs de la sortie du livre.
(2) Immaculée Llibaza et Steve Erwin, Lest to tell discovery God admist the Rwandan holocaust, et en italien Viva per recontare (Ed. Corbaccio)
(3) Voir : congresmisericordefrance.cef.fr – Inscriptions avant le 1er septembre à : Rencontre Nationale Miséricorde, Evêché de Meaux, 7 rue Notre-Dame, BP 139, 77107 Meaux Cedex
Source : Eglise à Lyon n° 5 – mai 2008, pp. 4-5
Invitation du cardinal Philippe Barbarin au Premier Congrès mondial de la Miséricorde
Vous tous qui pensez que l’amour sauve : vous les laïcs engagés dans la vie de l’Eglise et le service du monde, vous les prêtres, religieuses et religieux, vous les membres des communautés nouvelles, vous les dirigeants d’associations qui recevez et partagez la miséricorde au quotidien, vous tous qui voulez approfondir ce thème partout présent dans la Bible, vous qui pensez que la miséricorde n’est pas l’affaire de quelques-uns mais de tous, venez à Rome avec moi !
« Sa miséricorde s’étend d’âge en âge », chante Marie, la Toute Sainte, dans le Magnificat. Partageons notre expérience, nos questions, nos aspirations et notre foi. Chrétiens, non chrétiens, tous ceux qui pensent que la dignité de l'homme est précieuse, « plus précieuse que l'or le plus fin » et doit être restaurée ou servie, venez à Rome pour ce premier Congrès de la Miséricorde ! Que notre diocèse soit acteur de miséricorde chaque jour, et pour tous.
Philippe Cardinal Barbarin
Archevêque de Lyon

Premier Congrès apostolique mondial de la Miséricorde à Rome – 2 au 6 avril 2008

Ce premier Congrès mondial s’est tenu à Rome, du 2 au 6 avril 2008 sur le thème « La miséricorde dans le mystère et la mission de l’Eglise pour le monde actuel ».

Le Cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, Mgr Albert-Marie de Monléon, évêque de Meaux et Mgr Guy Bagnard, évêque de Belley-Ars, étaient délégués de la Conférence des évêques de France pour ce congrès, Mgr de Monléon étant le coordinateur national pour la France.
4 000 congressistes : cardinaux, évêques, prêtres, consacrés, laïcs, venant des cinq continents, de toutes conditions, cultures ont vécu quatre jours de réflexion, de prière, d'échanges, de mission dans les rues de Rome. Une centaine de français dont une trentaine de Lyonnais étaient à Rome ! Nous vous invitons à lire les Fioretti Lyonnais et le témoignage du cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon.
Fioretti lyonnais - Donatienne Del Cos et Jérôme Mulsant

Pourquoi êtes vous partis ?
Parce que le mot Miséricorde touche mes entrailles – Je sentais vraiment que ce serait une nouvelle aube dans ma vie – Je me suis retrouvée comme aimantée par la Miséricorde, jusqu'à Rome.

Qu'y avez-vous trouvé ?
Nous avons compris quels peuvent être les fruits pour ceux qui vivent de la Miséricorde – L'Eglise universelle rassemblée dans l'Amour de Dieu, des regards lumineux, joyeux, paisibles, brûlants. Une immense espérance – J'ai vu la beauté de l'Eglise universelle, je le savais avec mon cœur – La miséricorde c'est l'amour et la charité à l'infini ! C'est aussi un appel à prier pour les prêtres.

Que voulez-vous faire au retour ?
Annoncer la Miséricorde – Les plus grands saints aiment leur quotidien. Jésus m'attend avec impatience dans mon petit bureau. C'est une belle leçon ! Il faut une suite, sinon quel dommage – Une phrase me revient sans cesse à l'esprit : Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux.

Source : Eglise à Lyon n° 5 - mai 2008, p. 24
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L'AMOUR, TOUJOURS SERA VICTORIEUX – Cardinal Philippe Barbarin
A Rome, le mercredi 2 avril, commençait le premier Congrès mondial de Miséricorde sur la Place Saint-Pierre, avec la Messe du troisième anniversaire de la mort de Jean-Paul II
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Son successeur, le Pape Benoît XVI, lui a rendu, une nouvelle fois, un bel hommage : il nourrissait une foi extraordinaire en Jésus ressuscité, et il entretenait avec Lui une conversation profonde, singulière et ininterrompue (...). La miséricorde de Dieu, il le dit lui-même, est une clé de lecture privilégiée de son pontificat (…). C'est pourquoi, au cours de sa dernière visite en Pologne, il a dit : 'Il n'y a pas d'autre source d'espérance pour l'homme que la miséricorde de Dieu'.
Jusqu'au dimanche 6 avril, quatre mille personnes étaient réunies, venant de tous les continents, dans une atmosphère joyeuse, simple, tour à tour recueillie et festive. C'était impressionnant de voir que de nombreux Asiatiques avaient fait un si long voyage pour participer au congrès. Il y avait aussi beaucoup de représentants de l'Europe de l'Est, Lituaniens, Biélorusses, des chrétiens issus des Eglises sœurs, et des croyants d'autres religions.
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Les délégations ont pris le temps de se présenter, chacune selon son style. Cela ne manquait pas de joie, ni d'applaudissements. Tous les matins, nous nous rassemblions dans la basilique Saint -Jean de Latran, où le cardinal Ruini, vicaire du Pape pour la ville de Rome, nous a accueillis le premier jour, et a présidé la messe du jeudi.
La matinée était consacrée à une catéchèse fondamentale et à des témoignages, avant la Messe de midi. L'après-midi, dans différentes églises du centre historique de la ville, étaient organisés, après le 'chapelet de la Divine Miséricorde', prié ensemble à 15h, des moments de rencontre et d'ateliers par langues. Ils étaient suivis de temps offerts pour l'adoration eucharistique et les confessions. Les soirées étaient plus festives, avec de magnifiques spectacles présentés sur la place Navone, avant une prière de la nuit et la bénédiction de tous. La communauté du Cénacle, composée de jeunes qui ont réussi à se libérer de l'emprise de la drogue, a donné, le jeudi soir, une représentation extraordinaire de scènes évangéliques et de la Passion, intitulée 'N'ayez pas peur !'. Le lendemain, une autre communauté consacré son spectacle au 'Retour à la vie'. Et le samedi soir, nous avons vécu un grand festival missionnaire.
Quant aux catéchèses (1), après l'enseignement introductif du cardinal Schönborn, le mercredi soir, sur le mystère de Dieu miséricordieux et ses sources bibliques, chaque journée avait son thème essentiel : jeudi, la miséricorde, comme trésor de l'Eglise, vendredi, sa place dans les sacrements et pour la communion de l'Eglise, et samedi, la miséricorde pour la mission de l'Eglise. Les conférenciers venaient de Lituanie, du Nigéria et de l'Inde.


Ensuite, nous écoutions des témoignages ; j'ai été invité à donner le premier sur la place de la miséricorde dans le dialogue interreligieux (2), en particulier à partir du pèlerinage effectué par deux délégations musulmane et catholique de Lyon, à Tibhirine, en février 2007. Ceux qui nous ont le plus touchés furent celui de sœur Elvire, fondatrice de la Communauté du Cénacle, éblouissant d'espérance ! Et un autre, bouleversant, d'une Rwandaise, Immaculée Llibagiza (3), qui a raconté comment, durant le génocide de 1994, elle avait été cachée pendant quatre-vingt-onze jours, aves sept compagnes tutsies, dans une minuscule salle de bains, chez un pasteur protestant. Il avait pris le risque de les accueillir et de les nourrir chaque jour, sans que personne ne le sache. Malgré plusieurs fouilles de la maison, la Providence a fait qu'elles ont échappé à ceux qui les recherchaient pour les massacrer.

Entendre cette femme dire qu'elle pardonnait à ceux qui ont tué toute sa famille, la laisser nous expliquer ce que veut dire pour elle la miséricorde, alors qu'elle a été l'objet d'une telle violence, avait quelque chose de poignant. Son témoignage s'est prolongé au-delà du temps imparti, pour l'émerveillement de tous. Et le cardinal Dziwisz, ancien secrétaire de Jean-Paul II, aujourd'hui son successeur à Cracovie, était tout heureux d'abréger ensuite son propos, pour ne pas retarder le début de la messe.
Dans les ateliers de l'après-midi, des sujets très variés ont pu être abordés : les animateurs venaient du Brésil et du Mexique, d'Espagne et d'Italie, de Belgique et des pays de l'Est. Mgr Bagnard, évêque de Belley-Ars, a parlé de la miséricorde dans le ministère des prêtres, à partir de la vie du Curé d'Ars. Tugdual Derville, secrétaire de l'Alliance pour les Droits de la Vie, a montré la soif de miséricorde dans nos sociétés traversées par les atteintes à la vie. Il a souligné combien il faut savoir parler avec une infinie délicatesse à ces personnes qui portent en elles de profondes blessures, à cause du divorce, de l'avortement… Seul l'amour miséricordieux du Père, atteignant chacun de ses enfants, peut gagner et guérir. On a évoqué aussi le lien entre la justice et la miséricorde, la place de ce thème dans la vie politique et les conflits internationaux. Il peut être comme une 'prophétie' dans bien des aspects de la culture contemporaine.
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Au cours de la Messe finale, dans la basilique Saint-Pierre, le cardinal Schönborn a recueilli le fruit de ce Congrès. Derrière tout ce que nous avons vécu, la présence de Jean-Paul II était sensible, et aussi la figure spirituelle de sainte Faustine Kowalska, cette religieuse polonaise décédée à 33 ans, en 1938, qu'il a canonisée le 30 avril 2000, jour où il a annoncé que le dimanche qui suit Pâques s'appellerait désormais 'le dimanche de la Miséricorde'.

La Miséricorde, c'est le nom même de Dieu - Benoît XVI

Je me souvenais, durant ces journées romaines, de son homélie d'août 2002, à Cracovie, où j'avais été délégué par l'épiscopat français, pour l'inauguration du sanctuaire de la Miséricorde, à Lagiewniki. C'est ce jour-là que j'ai senti se réveiller en moi la richesse du mot miséricorde, auquel je n'avais guère prêté attention jusqu'alors. On constate qu'en France ce mot est encore mal compris et laissé de côté. Il doit revenir, avec toute sa richesse biblique, sur nos lèvres, dans notre catéchèse, dans notre vie familiale et communautaire.
La délégation lyonnaise, d'une trentaine de membres, était, je crois, bien préparée par les conférences de carême à Fourvière, et les différentes rencontres interreligieuses que nous avions eues depuis janvier.
Le deuxième Congrès mondial se tiendra à Cracovie en 2009. En attendant, une rencontre nationale aura lieu à Lyon, à Valpré, les 4 et 5 octobre prochain. Nous aurons la joie d'accueillir Mgr Aumônier, Mgr de Berranger, Mgr Legrez, Mgr de Monléon, l'organisateur de ce rassemblement… (4). Conférences, carrefours, témoignages nous aideront à découvrir, à approfondir la Miséricorde de Dieu, afin de devenir des 'missionnaires de l'amour de Dieu'.

----(1) Elles seront publiées ultérieurement à la Librairie Vaticane. Nous tiendrons informés nos lecteurs de la sortie du livre.
(2) Immaculée Llibaza et Steve Erwin, Lest to tell discovery God admist the Rwandan holocaust, et en italien Viva per recontare (Ed. Corbaccio)
(3) Voir : congresmisericordefrance.cef.fr – Inscriptions avant le 1er septembre à : Rencontre Nationale Miséricorde, Evêché de Meaux, 7 rue Notre-Dame, BP 139, 77107 Meaux Cedex
Source : Eglise à Lyon n° 5 – mai 2008, pp. 4-5
Invitation du cardinal Philippe Barbarin au Premier Congrès mondial de la Miséricorde
Vous tous qui pensez que l’amour sauve : vous les laïcs engagés dans la vie de l’Eglise et le service du monde, vous les prêtres, religieuses et religieux, vous les membres des communautés nouvelles, vous les dirigeants d’associations qui recevez et partagez la miséricorde au quotidien, vous tous qui voulez approfondir ce thème partout présent dans la Bible, vous qui pensez que la miséricorde n’est pas l’affaire de quelques-uns mais de tous, venez à Rome avec moi !
« Sa miséricorde s’étend d’âge en âge », chante Marie, la Toute Sainte, dans le Magnificat. Partageons notre expérience, nos questions, nos aspirations et notre foi. Chrétiens, non chrétiens, tous ceux qui pensent que la dignité de l'homme est précieuse, « plus précieuse que l'or le plus fin » et doit être restaurée ou servie, venez à Rome pour ce premier Congrès de la Miséricorde ! Que notre diocèse soit acteur de miséricorde chaque jour, et pour tous.
Philippe Cardinal Barbarin
Archevêque de Lyon