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"La Miséricorde de Dieu est pour tous" - Pape François

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billetmois2022-7

Fête Dieu – dimanche 19 juin 2022
« Tu es là. Je t’aime »



Il est une heure du matin. Je rentre pour dormir. Ma voiture frôle l’église Notre Dame des Foyers. Une lumière scintille à l’intérieur. « Tu es là, toi le meilleur des amis. Bonne nuit à toi qui nous as dit que tu resterais avec nous jusqu’à la fin du monde. Tu sais combien je t’aime ! »

Je ne loupe jamais ce clin d’œil d’amour avant de prendre du repos. Cette certitude qu’il réside parmi nous dans l’eucharistie est une Fête-Dieu permanente. Ce cœur à cœur rapide a la douceur d’une rencontre amoureuse qui m’emplit de joie.  « Tu es là ».


On passe devant une église… Pourquoi ne pas quitter un moment l’agitation et la fièvre des rues pour pénétrer dans le sanctuaire ouvert et lui donner une minute ?


Lui donner nos soucis, notre poids, notre amour, en vrac. Seulement une minute. Elle risque de se prolonger si, d’un seul coup, on se souvient qu’il est urgent de dire à l’Amour infini qu’on l’aime. Alors on s’aperçoit de la formidable pauvreté de nos journées où on cible tout, sauf l’essentiel.

Saint François d’Assise, à chaque église rencontrée, se prosternait face contre terre et clamait très fort son immense amour personnel pour le Christ.

Il est bon de contempler, dans un silence absolu, celui qui nous débarrasse de toute peur, de toute crainte.

« Ne crains pas, je serai avec toi » nous a-t-il dit. Il est si bon qu’on lui rende la pareille, en le visitant là où il est. Dieu s’est incarné, il est présent dans l’Hostie ».

Une nuit, rentrant très tard avec un des jeunes, j’ai ralenti pour adorer, toujours devant Notre Dame des Foyers. Le jeune, intrigué, m’a interrogé et je lui ai expliqué la signification de mon geste. Alors il m’a décoché : « Si c’est vrai, vous devriez jour et nuit être là, devant lui ». Je n’ai jamais trouvé phrase plus belle pour signifier l’urgence de tout laisser, ne serait-ce que quelques instants, pour dire au Christ : « Tu es là. Je t’aime ».

Guy Gilbert, prêtre éducateur

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Fête Dieu – dimanche 19 juin 2022
« Tu es là. Je t’aime »



Il est une heure du matin. Je rentre pour dormir. Ma voiture frôle l’église Notre Dame des Foyers. Une lumière scintille à l’intérieur. « Tu es là, toi le meilleur des amis. Bonne nuit à toi qui nous as dit que tu resterais avec nous jusqu’à la fin du monde. Tu sais combien je t’aime ! »

Je ne loupe jamais ce clin d’œil d’amour avant de prendre du repos. Cette certitude qu’il réside parmi nous dans l’eucharistie est une Fête-Dieu permanente. Ce cœur à cœur rapide a la douceur d’une rencontre amoureuse qui m’emplit de joie.  « Tu es là ».


On passe devant une église… Pourquoi ne pas quitter un moment l’agitation et la fièvre des rues pour pénétrer dans le sanctuaire ouvert et lui donner une minute ?


Lui donner nos soucis, notre poids, notre amour, en vrac. Seulement une minute. Elle risque de se prolonger si, d’un seul coup, on se souvient qu’il est urgent de dire à l’Amour infini qu’on l’aime. Alors on s’aperçoit de la formidable pauvreté de nos journées où on cible tout, sauf l’essentiel.

Saint François d’Assise, à chaque église rencontrée, se prosternait face contre terre et clamait très fort son immense amour personnel pour le Christ.

Il est bon de contempler, dans un silence absolu, celui qui nous débarrasse de toute peur, de toute crainte.

« Ne crains pas, je serai avec toi » nous a-t-il dit. Il est si bon qu’on lui rende la pareille, en le visitant là où il est. Dieu s’est incarné, il est présent dans l’Hostie ».

Une nuit, rentrant très tard avec un des jeunes, j’ai ralenti pour adorer, toujours devant Notre Dame des Foyers. Le jeune, intrigué, m’a interrogé et je lui ai expliqué la signification de mon geste. Alors il m’a décoché : « Si c’est vrai, vous devriez jour et nuit être là, devant lui ». Je n’ai jamais trouvé phrase plus belle pour signifier l’urgence de tout laisser, ne serait-ce que quelques instants, pour dire au Christ : « Tu es là. Je t’aime ».

Guy Gilbert, prêtre éducateur