Congrès Miséricorde France

"La Miséricorde de Dieu est pour tous" - Pape François

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eglise2020-27

Carême 2020
Prière - jeune - miséricorde

Nous prions, nous jeûnons et nous accomplissons des œuvres de miséricorde en ce temps de grâce afin que le Seigneur puisse trouver prêts nos cœurs pour les combler par la victoire de son amour.
Tweet Pape François 27 février 2020


Pour vivre ce Carême 2020, voici deux textes...
 
Mes frères, nous commençons aujourd'hui le grand voyage du Carême. Emportons donc dans notre navire toute notre provision de nourriture et de boisson, en plaçant sur la caisse la miséricorde abondante dont nous aurons besoin.Car notre jeûne a faim, notre jeûne a soif, s'il ne se nourrit pas de bonté, s'il ne se désaltère pas de miséricorde. Notre jeûne a froid, notre jeûne défaille, si la toison de l'aumône ne le couvre pas, si le vêtement de la compassion ne l'enveloppe pas.
Frères, ce que le printemps est pour les terres, la miséricorde l'est pour le jeûne : le vent doux printanier fait fleurir tous les bourgeons des plaines ; la miséricorde du jeûne fait pousser toutes nos semences jusqu'à la floraison, leur fait porter fruit jusqu'à la récolte céleste.

Ce que l'huile est pour la lampe, la bonté l'est pour le jeûne. Comme la matière grasse de l'huile allume la lumière de la lampe et, avec une aussi faible nourriture, la fait luire pour le réconfort de toute une nuit, ainsi la bonté fait resplendir le jeûne : il jette des rayons jusqu'à atteindre le plein éclat de la continence. Ce que le soleil est au jour, l'aumône l'est pour le jeûne : la splendeur du soleil accroît l'éclat du jour, dissipe l'obscurité des nuées ; l'aumône accompagnant le jeûne en sanctifie la sainteté et, grâce à la lumière de la bonté, chasse de nos désirs tout ce qui pourrait être mortifère. Bref, ce que le corps est pour l'âme, la générosité en tient lieu pour le jeûne : quand l'âme se retire du corps, elle lui apporte la mort ; si la générosité s'éloigne du jeûne, c'est sa mort.

Saint Pierre Chrysologue, Sermon 8 (trad. Matthieu commenté, DDB, 1985)

Frères et sœurs,

Nous entrons aujourd’hui en Carême, temps pendant lequel nous allons suivre Jésus qui se retira 40 jours au désert, tenté par le diable. Le désert est le lieu qui nous éloigne du vacarme qui nous entoure pour faire place, en nous, à la Parole de Dieu. On y retrouve l’intimité du Seigneur qui parle dans le silence. Le Carême est donc le temps propice pour éteindre la télévision et ouvrir la Bible, le temps de renoncer aux paroles inutiles, aux bavardages, et de s’adresser au Seigneur.


Nous appelant au désert, Jésus nous invite à prêter attention à ce qu’il nous dit. Faisons un effort, dans la prière, pour entendre sa voix qui nous parle, la voix de la conscience et du bien. Le désert met en lumière les inclinations de notre cœur et nos duplicités ; il n’est pas un lieu de mort mais de vie, car dialoguer en silence avec Dieu nous redonne vie.


Au désert, lieu de l’essentiel, nous apprenons à renoncer aux choses vaines et superflues et à chercher la beauté d’une vie plus simple. Le désert nous conduit aussi vers tous ceux qui, contraints de se taire, demandent en silence notre secours.


Pape François - 26 février 2020, Mercredi des Cendres, Audience générale


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Carême 2020
Prière - jeune - miséricorde

Nous prions, nous jeûnons et nous accomplissons des œuvres de miséricorde en ce temps de grâce afin que le Seigneur puisse trouver prêts nos cœurs pour les combler par la victoire de son amour.
Tweet Pape François 27 février 2020


Pour vivre ce Carême 2020, voici deux textes...
 
Mes frères, nous commençons aujourd'hui le grand voyage du Carême. Emportons donc dans notre navire toute notre provision de nourriture et de boisson, en plaçant sur la caisse la miséricorde abondante dont nous aurons besoin.Car notre jeûne a faim, notre jeûne a soif, s'il ne se nourrit pas de bonté, s'il ne se désaltère pas de miséricorde. Notre jeûne a froid, notre jeûne défaille, si la toison de l'aumône ne le couvre pas, si le vêtement de la compassion ne l'enveloppe pas.
Frères, ce que le printemps est pour les terres, la miséricorde l'est pour le jeûne : le vent doux printanier fait fleurir tous les bourgeons des plaines ; la miséricorde du jeûne fait pousser toutes nos semences jusqu'à la floraison, leur fait porter fruit jusqu'à la récolte céleste.

Ce que l'huile est pour la lampe, la bonté l'est pour le jeûne. Comme la matière grasse de l'huile allume la lumière de la lampe et, avec une aussi faible nourriture, la fait luire pour le réconfort de toute une nuit, ainsi la bonté fait resplendir le jeûne : il jette des rayons jusqu'à atteindre le plein éclat de la continence. Ce que le soleil est au jour, l'aumône l'est pour le jeûne : la splendeur du soleil accroît l'éclat du jour, dissipe l'obscurité des nuées ; l'aumône accompagnant le jeûne en sanctifie la sainteté et, grâce à la lumière de la bonté, chasse de nos désirs tout ce qui pourrait être mortifère. Bref, ce que le corps est pour l'âme, la générosité en tient lieu pour le jeûne : quand l'âme se retire du corps, elle lui apporte la mort ; si la générosité s'éloigne du jeûne, c'est sa mort.

Saint Pierre Chrysologue, Sermon 8 (trad. Matthieu commenté, DDB, 1985)

Frères et sœurs,

Nous entrons aujourd’hui en Carême, temps pendant lequel nous allons suivre Jésus qui se retira 40 jours au désert, tenté par le diable. Le désert est le lieu qui nous éloigne du vacarme qui nous entoure pour faire place, en nous, à la Parole de Dieu. On y retrouve l’intimité du Seigneur qui parle dans le silence. Le Carême est donc le temps propice pour éteindre la télévision et ouvrir la Bible, le temps de renoncer aux paroles inutiles, aux bavardages, et de s’adresser au Seigneur.


Nous appelant au désert, Jésus nous invite à prêter attention à ce qu’il nous dit. Faisons un effort, dans la prière, pour entendre sa voix qui nous parle, la voix de la conscience et du bien. Le désert met en lumière les inclinations de notre cœur et nos duplicités ; il n’est pas un lieu de mort mais de vie, car dialoguer en silence avec Dieu nous redonne vie.


Au désert, lieu de l’essentiel, nous apprenons à renoncer aux choses vaines et superflues et à chercher la beauté d’une vie plus simple. Le désert nous conduit aussi vers tous ceux qui, contraints de se taire, demandent en silence notre secours.


Pape François - 26 février 2020, Mercredi des Cendres, Audience générale